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puce Mujurushi, Le signe des rêves : volumes 1 & 2
Naoki Urasawa  (Futuropolis, Louvre éditions)  octobre 2018

Je me suis longuement demandée qui était cette folle aux dents saillantes et aux propos sentencieux… Ignorante je fus ! Il s’agit de Iyami, icône de la culture populaire japonaise contemporaine, farfelu inventé par Fujio Akatsuka. Ignorante je ne suis plus.

L’idée de départ était de créer des BD pour la collection "Louvre BD", Naoki Urasawa en fut, voici sa création : Le signe des rêves. Manga à lire à l’envers, noir et blanc efficace, parfois même sans texte, les deux tomes sont une aventure en immersion dans le mythique musée du Louvre. Entre hommage pétillant et vénération pour le symbole des arts.

L’histoire commence au Japon, Takashi Kamoda fabrique des sandales et décide de suivre le troupeau de ses voisins, bêlant à qui veut l’ent endre qu’il suffit de faire une fausse déclaration d’impôts pour offrir une croisière à sa chère et tendre épouse. Qui le quitte quelques mois plus tard puisque monsieur s’est fait attraper par le fisc, ses biens saisis pour impayés et son projet de croisière tombé à l’eau.

Resté seul avec sa fille Kasumi, Takashi erre de bars en saloon et fait la rencontre de brigands qui l’arnaquent et ajoutent une montagne de dettes à ses impayés. C’est alors qu’il commence à rêver d’un signe étrange, entre touche dièze et quadrillage à la touché-coulé : Le signe des rêves.

Persuadé qu’il est la clé de sa réussite, ce signe l’obsède, il le suit, le pourchasse et le traque façon chasse au trésor, jusqu’à une ruine d’usine, trou à rat dans lequel il rencontre la grande folle aux dents grotesques, fan de Sylvie Vartan et fantasque à souhait : Iyami. Le personnage crève les planches par ses manies, ses tocs de langage, ses récits mythomanes et ses expressions qu’on devine créées de toutes pièces par son esprit probablement dérangé.

"Ce ne sont pas des bols à riz, pardi ! Mais des bols à café au lait pardi ! Où vous croyez-vous ? Vous êtes à l’institut de Frââânce sans façon […] Il faut le boire sans façon, aussitôt servi. A 68°C, tout refroidit très vite pardi ! N’oubliez pas d’y tremper votre croissant, sans façon. Le petit déjeuner classique à la frââânçaise, pardi !
- Excellent !
- Non, non, on dit "c’est bon" sans façon
- C’est bon sans façon.
- Sans façon est de trop, pardi !"

Prêt à tout, Takashi accepte le marché que ce dernier lui propose : s’introduire dans le musée du Louvre, cacher une toile célèbre en attendant que les fausses prennent de la valeur, permettant à Iyami de vendre les siennes au prix fort, puis remettre la vraie toile en place. Mais tout ne va pas se passer comme prévu, ce qui est à prévoir, vu la désespérante naïveté de Takashi.

Des clichés déballés plus vite que son ombre, Naoki Urasawa en fait une fable atypique et décalée, un délice en forme de parodie. Des galères, des coups tordus et des hasards qui n’en sont jamais vraiment, Le signe des rêves est à dévorer.

 

Vous pourrez notamment retrouver cet ouvrage dans la librairie Atout-Livre BD à Paris.

En savoir plus :
Le Facebook de Naoki Urasawa


Nathalie Bachelerie         
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# 18 août 2019 : Au rythme des vacances

Petite édition toute en légèreté mais avec quelques belles choses à découvrir notamment pas mal de livres de la rentrée littéraire et une session du Flegmatic pour vous rafraichir les idées. C'est parti pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Time for a change" de Pokett
"Tone of musette" de Le Balluche de la Saugrenue
"Symi" de Symi
Une autre interview de Inspector Clouzo à Terre de sons, après notre rencontre avec The Inspector Clouzo lors de leur passage à Foreztival
et toujours :
"Onda" de Jambinai
"Fire" de Part Time Friends
"Simon Chouf & le Hardcordes trio" de Simon Chouf
"EP n°1" de The Reed Conservation Society

Au théâtre :

une nouveauté :
"What is love" au Théâtre de la Contrescarpe
des reprises
"La Chute" au Théâtre de la Reine Blanche
"Le corps de mon père" au Théâtre Essaion
"Louise Weber dite La Goulue" au Théâtre Essaion
et la chronique des spectacles à l'affiche en août

Expositions avec :

"Champs d'amours - 100 ans de cinéma arc-en-ciel" à l'Hôtel de Ville
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"Koba" de Robert Littell
"Back up" de Paul Colize
"La grande escapade" de Jean Philippe Blondel
"Un peu de nuit en plein jour " Erik L'Homme
"Une bête au paradis" de Cécile Coulon
"Une joie féroce" de Sorj Chalandon

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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