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puce Le Quai des Brumes
La Factory  (Avignon)  juillet 2019

Comédie dramatique d'après les dialogues de Jacques Prévert du film éponyme de Marcel Carné, mise en scène de Hélène Darche, avec Karine Ventalon, Patrick Courteix, Sylvestre Bourdeau, Jonathan Hostier, Sébastien Albillo et Philippe Nicaud.

Dès les premières minutes, par la grâce de l'accordéon virtuose de Sébastien Albillo et de la scénographie, on est immergé dans cette histoire dont l'ambiance ténébreuse  des docks du Havre est restituée à merveille par petites touches.

En reprenant la très belle transposition de "Le Quai des Brumes" qu'il avait crée en 2017, Philippe Nicaud s'est adjoint l'aide d'Hélène Darche à la mise en scène dont la direction d'acteurs ne souffre ici d'aucune discussion : ils sont tous parfaits.

La metteuse en scène donne à cette sombre histoire plus de profondeur et de désespoir dans une version plus dense encore où le texte de Jacques Prévert éclate à chaque scène. La tension monte lentement pour mener le spectateur vers une descente aux enfers inéluctable où onirisme et poésie se rejoignent dans un jeu subtil.

Patrick Courteix est un sensationnel Zabel plein de complexité. Le comédien habitué des films de Bertrand Tavernier est définitivement un grand acteur, il serait bien que le cinéma s'en rende compte. Dans des scènes où il se montre aussi drôle qu'inquiétant, Il entretient l'ambiguïté de son personnage, avec des inflexions qui rappellent Michel Simon sans qu'il ne l'imite à aucun moment.

De même pour Karine Ventalon qui ne fait pas du Michèle Morgan mais donne une interprétation personnelle où, à la mélancolie de Nelly, elle rajoute l'élégance. Et laisse voir dans ses  tristes yeux bleus délavés, une lueur d'espoir. Elle est magnifique.

Philippe Nicaud reprend le rôle de Jean et donne au rôle crée par Gabin tout son naturel atrabilaire pour un personnage renfrogné qui cache une grande douceur.

Sylvestre Bourdeau réussit la performance d'être à la fois un formidable Michel écorché autant qu'un Lucien glacial et menaçant. Dans les rôles de Panama et d'un garçon d'hôtel très particulier, Jonathan Hostier est savoureux et apporte une touche de légèreté à ce drame implacable.

Autant dire qu'on passe un excellent moment dans un spectacle envoûtant au style très particulier où les émotions ne manquent pas.

Quelle belle transposition décidément !

 

Nicolas Arnstam         
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