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Bérengère Cournut  (Editions Le Tripode)  août 2019

C’est devenu une habitude de la part de Bérengère Cournut que de nous proposer des romans autour de personnages venant du bout du monde. Dans l’un de ses précédents romans, Née contente à Oraibi, elle nous narrait l’histoire d’une jeune amérindienne hopi. Avec son nouvel ouvrage, c’est vers les contrées de l’Arctique qu’elle décide d’emmener les lecteurs.

Parachevé au cours d’une résidence d’écriture au Muséum national d’Histoire naturelle, De pierre et d’os livre les aventures d’une extraordinaire femme inuit. Une nuit, la banquise se fracture et sépare cette jeune femme de sa famille. Uqsuralik se retrouve livrée à elle-même, plongée dans la pénombre et le froid polaire. Si elle veut survivre, elle doit avancer à la rencontre d'autres êtres vivants. Commence alors, dans les conditions extrêmes, une errance au sein de l'espace arctique, peuplé d'hommes, d'animaux et de créatures. La lecture de l'image confirme le coup de cœur des lecteurs FNAC 2019 qui ont eu la bonne idée d'honorer cet ouvrage.

J'ai retrouvé avec plaisir la plume délicate et poétique de cette auteure qui m'avait emporté dans ses ouvrages précédents, particulièrement celui qui répondait à l'ouvrage délicieux de Pierre Cendors, Minuit en mon silence, que je vous recommande aussi au passage.

Quel dépaysement magique que celui de se sentir traverser la banquise sans jamais bouger de son canapé ! Bérengère Cournut nous envoûte, elle nous imprègne par ses mots de ce monde inuit, aussi fascinant que beau qui se bat pour conserver ses traditions. L'errance de cette femme est d'une sidérante beauté. On l'accompagne au milieu d'un territoire sublime, parfaitement décrit par l'auteure et on l'observe, se démener face aux obstacles multiples qu'elle rencontre sur son chemin.

L'originalité de l'ouvrage, et sa beauté aussi tient dans le fait que l'auteure a pris soin d’enchâsser plusieurs chants dans le récit principal. Cela s'explique par le fait que le chant joue un rôle particulièrement important dans la société traditionnelle inuit. Ils relatent souvent des événements importants dans la vie des inuit comme une naissance puis sont ensuite répétés lors de rassemblements. Les chants peuvent aussi servir de duels, utilisés comme une arme avec l'ambition d'emporter la grâce d'une assemblée. Dans le roman, l'auteure utilise les chants de façon à faire entendre différentes voix, tout en restant au plus près de la tradition inuit.

On découvre aussi de nombreuses choses concernant cette population inuit et on devine que l'auteure a dû fournir un formidable travail de recherche les concernant pour donner une véritable authenticité à ces personnages et au décor de l'ouvrage.

Tout est superbe dans ce livre, de la couverture à la quatrième de couverture en passant évidemment par l'écriture et le texte de l'auteure. On comprend pourquoi les éditions du Tripode ont refait le choix de ne publier que cet ouvrage pour la rentrée littéraire, comme ils l'avaient déjà fait pour le dernier livre de Valérie Manteau. De pierre et d'os est un écrin de beauté, un livre sensoriel qui nous embarque vers des territoires lointains et inconnus habités par une communauté qui nous est décrite avec une pudeur et une grande délicatesse.

Alors voilà, si vous aimez les grands voyages et la belle littérature, le livre de Bérengère Cournut vous ravira et vous emportera, sans jamais vous ennuyer, vers des contrées et des personnages que vous n'êtes pas prêts d'oublier.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :
La chronique de "Par-delà nos corps" du même auteur

En savoir plus :
Le Facebook de Bérengère Cournut


Jean-Louis Zuccolini         
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# 19 janvier 2020 : de De Gaulle à Rocard

Cette semaine encore beaucoup de choses à découvrir. D'un portrait de de Gaulle côté livre à l'affrontement Mitterand - Rocard au théâtre en passant par de la musique pop, classique et bien plus encore. En route pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Late night music" de Abel Orion
"Jaimalé" de Andriamad
"Everything else has gone wrong" de Bombay Bicycle Club
"Fire" de Burkingyouth
"Délie (Object de plus haute vertu d'après l'oeuvre de Maurice Scève)" de Emmanuel Tugny
"Dolci Affeti" de Ensemble Consonance & François Bazola
"Music is our mistress" de Grand Impérial Orchestra
"Vinyle, suite no 2" de Listen in Bed, émission numéro 8 à écouter
"Who are the girls ?" de Nova Twins
"When Oki meets Doki" de Okidoki
et toujours :
"Nougaro" de Babx, Thomas de Pourquery et André Minvielle
"True colors" de David Bressat
"Splid" de Kvelertak
"Bach, Handel : An imaginary meeting" de Lina Tur Bonet & Dani Espasa
"My favourite things", le podcast de Listen In Bed #8
"Turn bizarre" de Livingstone
"Le musc" de Petosaure
"En voyages" de Pierre Vassiliu
"Shadow in the dark" de Tiger & the Homertons
"Caipirinha" de Tiste Cool

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Una costilla sobre la mesa" au Théâtre de la Colline avec "Padre" et "Madre"
"L'Opposition - Mitterrand vs Rocard" au Théâtre de l'Atelier
"La Sextape de Darwin" au Théâtre La Bruyère
"hélas" au Théâtre de la Tempête
"Une histoire d'amour" à La Scala
"Le K" au Théâtre Rive-Gauche
"An Iliad" au Théâtre du Rond-Point
"Elephant Man" au Théâtre Le Lucernaire
les reprises :
"Architecture" au Théâtre Les Gémeaux à Sceaux
"En couple (situation provisoire)" à La Folie Théâtre
"Les vagues, les amours, c’est pareil" au Centrequatre
"La Vie est belle" au Théâtre Le Lucernaire
"Philippe Meyer - Ma radio heureuse" au Théâtre Le Lucernaire
"Opérapiécé" au Théâtre Essaion
"Julien Cottereu - aaAhh BiBi" au Théâtre Tristan Bernard
"Marion Mezadorian - Pépites" au Pont Virgule
et la chronique des autres spectacles à l'affiche

Expositions avec :

la dernière ligne droite pour :
"Mondrian figuratif au Musée Marmottan-Monet
"Vincenzo Gemito - Le sculpteur de l'âme vénitienne" au Petit Palais
"Toulouse-Lautrec résolument moderne"au Grand Palais

Cinéma avec :

"Le Réseau Shelburn" de Nicolas Guillou
Oldies but Goodies avec "Les Bostoniennes" de James Ivory dans le cadre de la rétrospective que la Cinémathtèque française consacre au réalisateur
et la chronique des sorties de janvier

Lecture avec :

"De Gaulle, portrait d'un soldat en politique" de Jean Paul Cointet
"Et toujours les forêts" de Sandrine Collette
"Lake Success" de Gary Shteyngart
"Nul si découvert" de Valérian Guillaume
"Sauf que c'étaient des enfants" de Gabrielle Tuloup
"Sugar run" de Mesha Maren
"Victime 55" de James Delargy
et toujours :
"Celle qui pleurait sous l'eau" de Niko Tackian
"Je suis le fleuve" de T.E. Grau
"La prière des oiseaux" de Chigozie Obioma
"Sang chaud" de Kim Un Su
"Un millionaire à Lisbonne" de J.R. Dos Santos

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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