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puce François Rabelais
Théâtre Essaion  (Paris)  février 2020

Biopic théâtral conçu par Philippe Sabres et Jean-Pierre Andréani, mise en scène de Jean-Pierre Andréani, avec Philippe Bertin et Michel Laliberté.

"François Rabelais", la pièce de Philippe Sabres et de Jean-Pierre Andréani, est sous-titrée "portrait d'un homme qui n'a pas souvent dormi tranquille".

Dès la première scène, quand Rabelais (Philippe Bertin) reçoit un homme excité à la voix tonitruante, dont le visage est presque entièrement caché dans une tenue qui rappelle déjà celle d'un bourreau, on comprend très bien le sens de ce sous-titre.

Car l'auteur de "Gargantua" et "Pantagruel" a beau se défendre en lisant quelques extraits de son œuvre à son interlocuteur énervé, en prétendant qu'il ne s'agit que de textes amusants, faits pour rire un peu paillardement, celui-ci qui se présente comme un Sorbonnard sait bien que Rabelais n'est pas qu'un amuseur.

Derrière les aventures extraordinaires et divertissantes de ses géants, il y a une critique de la scolastique enseignée et défendue par les grands maîtres de la Sorbonne. Plus grave encore, on y sent toute l'influence des sciences nouvelles et une vision du monde qui sous-tend que la terre n'est pas plate, proposition qui a conduit précisément Copernic au bûcher.

Rabelais a beau se défendre, il est à cours d'arguments quand son visiteur lui révèle que son éditeur, Etienne Dolet, vient d'être brûlé vif en place parisienne...

Dans les scènes qui suivront, toujours face à un interlocuteur, toujours joué par Michel Laliberté, mais cette fois-ci dans un rôle d'ami plutôt sensible à ses arguments et lui demandant d'arrêter d'écrire pour reprendre son métier de médecin où il excellait, Rabelais va expliquer pourquoi il ne peut vraiment pas.

Car, outre sa volonté de continuer à s'exprimer sur des sujets faisant polémique et où il se fait défenseur de la liberté contre l'université, il a pris goût à l'écriture... et à la gloire qui en découle. En effet, François Rabelais est désormais un homme de lettres. Véritablement le premier avec des tirages conséquents. Celui avec qui le mot écrivain prend son sens moderne.

Dans cette pièce astucieuse, passionnante sur le fond et permettant par sa forme d'entendre de savoureux extraits de l'oeuvre rabelaisienne, on comprend mieux l'importance de Rabelais dans l'histoire littéraire et le courage qu'il lui a fallu pour poursuivre son œuvre.

Philippe Bertin compose un Rabelais sans arrêt obligé d'aller et venir entre ce qu'il veut dire et ce qu'il peut dire. Pas facile d'être un génie au temps de l'Inquisition, dans un monde où les censeurs, tristes par nature, comprennent qu'il y a toujours anguille sous roche quand on fait autant rire que lui.

Le "François Rabelais" de Jean-Pierre Andréani et de Philippe Sabres (pseudonyme de Philippe Bertin) rend un bel hommage à l'écrivain et, réussite suprême, donne envie, une fois qu'on s'est levé de son siège, de rentrer chez soi pour le relire.

 

Philippe Person         
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# 29 mars 2020 : On continue à s'égayer le cerveau

On attaque la troisième semaine de confinement. On ne va pas baisser les bras, et nous vous proposons encore un joli contenu histoire de s'oxygéner le cerveau comme on peut. C'est parti.

Du côté de la musique :
"44" de François Puyalto
"Yene mircha" de Hailu Mergia
"Le silence et l'eau" de Jean-Baptiste Soulard
"Gigaton" de Pearl Jam
"Metal band" de Bernard Minet
"Connection loss" de Caesaria
"The black days session #1" de Daniel Roméo
"Sixième sens" de Faut Qu'ça Guinche
Péroké, Coco Bans, Al Qasar, quelques clips pour lutter contre l'ennui du confinement
"Alterations" de Robin McKelle
"Love of life" de Vincent Courtois, Robin Fincker et Daniel Erdmann
"No return" de We are Birds
et toujours :
"La course" de Bon Voyage Organisation
"Où ça en est ?" de Ceylon
"Blossom" de Coralie Royer
"Brothers of string" de Duplessy & the Violins of the World
"Atomised single" de Gogo penguin
"Onkalo" de Julie Campiche Quartet
"Single carry me home" de Kokoroko
"The pain, the blood and the sword" de Lion's Law
"Five for five" de Michael Fine
"Mon étrangère" de Valentin Vander

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

en diffusion sur le net :
une comédie contemporaine avec la captation de la création originelle de "Art"
du boulevard avec :
le streaming de "Fleur de cactus"
le streaming de "Jo"
un classique revisité avec
la captation
de "Peer Gynt"
une évocation de l'univers de Lewis Caroll avec la captation de "Lewis versus Alice"
dans la rubrique "Au Théâtre ce soir" :
"Peau de vache"
avec Sophie Desmarets
et "La Puce à l'oreille" avec Louis de Funès
une gourmandise pour fan addict avec Fabrice Luchini en vidéo dans "Le point sur Robert"
et des spectales à voir ou a revoir en DVD :
"Le Paradoxe amoureux"
"Dieu habite Dusseldorf"
"ABC D'airs"

Expositions :

en toute tranquilité mais musicales avec sur le Musée de la Sacem :
"L'Opérette" de son Age d'or à la Belle Epoque au regain d'engouement avec sa réactivation par des compagnies contemporaines tels "Azor" et "La Grande duchesse de Gerolstein"
et celle dédiée à son roi "Jacques Offenbach"
au Musée de la Monnaie de Paris :
la visite virtuelle des collections permanentes et la visite de sa dernière exposition en date "Kiki Smith"
et passer les frontières avec la visite virtuelle des collections du Musée Guggenheim de New York

Cinéma :

Ciné-Club at home avec :
"Blue Velvet" de David Lynch
"Casanova" de Federico Fellini
"Les 39 marches" d'Alfred Hitchock
le téléfilm "Paris Best" de Philippe Lioret
et des films récents sortis en DVD :
"Les Eblouis" de Sarah Suco
"Alice et le maire" de Nicolas Pariser
"Noura" de Hinde Boujemaa

Lecture avec :

"Banditi" de Antoine Albertini
"Champ de tir" de Linwood Barclay
"Chasseurs et collectionneurs" de Matt Suddain
"Les cents derniers jours d'Hitler" de Jean Lopez
"Les plumes du pouvoir" de Michaël Moreau
"Nefertari dream" de Xavier-Marie Bonnot
et toujours :
"Confession téméraire" de Anita Pittoni
"L'âne mort" de Chawki Amari
"L'archipel des larmes" de Camilla Grebe
"Riposte" de David Albertyn
"Temps noirs" de Thomas Mullen
"Toute la violence des hommes" de Paul Colize
"Une île sur la Volga" de Iwan Lépingle

Froggeek's Delight :

"Shadow, le cloud computing", retour d'expérience de l'utisation d'un PC dans les nuages
Une sélection de jeux pour moins vous ennuyer pendant le confinement et plus tard
"Call of Cthulhu" sur Switch, PS4, Xbox One et PC
"Call of Duty Modern warfare" sur PS4, XboxOne, PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

Les 4 derniers journaux
- 29 mars 2020 : On continue à s'égayer le cerveau
- 22 mars 2020 : Homeworks
- 15 mars 2020 : La culture sans bouillon de culture
- 8 mars 2020 : La vie en (mo) rose
           
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