Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Festival Les Inrocks 2006
The Kooks - The Spinto Band - Boy Kill Boy  (Paris (La Cigale))  10 novembre 2006

Un alerte au colis suspect à Picpus et on ne peut mieux faire que prendre le train en marche avec Boy Kill Boy dans la foulée d’un set de Mumm-Ra paraît-il fort réussi.

Pas original pour deux sous, le premier opus du quatuor anglais (Civilian) va subir durant une bonne demi-heure une énergique relecture.

Comme beaucoup de college bands du genre, en trois morceaux, tout est dit : structure d’un classicisme désespérant, riffs entendus des dizaines de fois, importantes similitudes entre les titres. Sans passer un moment désagréable, on s’ennuie ferme.

Ne reste plus qu’à patienter devant une bière avant l’arrivée de The Spinto Band.

Des mois qu’on attendait leur retour dans la capitale. Depuis ce génial véritable premier album Nice And Nicely Done et surtout ce show d’enfer à la Maroquinerie en début d’année en fait : écouter Spinto Band, c’est se prendre trente ans de pop en plein figure.

Sommet de la soirée sur le papier, cette prestation tournera pour notre plus grand désespoir au fiasco intégral.

Comme à leur habitude, tel un orchestre de boy-scouts hilares, les Spinto Band débarquent dans une forme olympique, de la bonne humeur et de l’optimiste plein les instruments.

Dès les premières mesures, quelque chose cloche : la balance donne l’impression d’avoir été effectuée avec les pieds.

Pour être exact, les enceintes sont inondées par une espère de bouillie sonore d’où n’émerge aucun instrument. Sans même parler de la voix de Nick Krill, à la limite de l’audible.

Quel gâchis ...

L’identification des titres est quasi impossible avant les premiers vers, les "Brown Boxes", "Did I Tell You" et autres tournent désespérément à vide, perdant au passage toute grâce.

En effet, bien que parfaitement reproduites sur scène, les subtilités de l’album demeurent parfaitement inaudibles du public comme gommées au mixage.

Se rendent-ils compte du carnage ? Visiblement non … Restent néanmoins l’énergie phénoménale et le jeu de scène de six gamins surexcités. Entre moulinets, grimaces, poses, bonds en tout genre et balancements, le spectacle s’avère ce soir avant tout visuel. Sans pour autant permettre de sauver la performance.

Dans des conditions pareilles, l’enthousiasme des spectateurs reste faible, exception faite du tube "Oh Mandy" …

Fin du concert, on se dirige vers le bar absolument navré par l’impression désastreuse produite sur les néophytes du groupe.

Après un tel saccage, rien ne pouvait plus empêcher The Kooks de sortir grands vainqueurs. 21h30, les lumières s’éteignent enfin … "Rumble" de Link Wray envahit les enceintes : la suite s’annonce redoutable !

Attendus de pied ferme par une salle complètement survoltée, les Kooks débarquent en territoire conquis pour gentiment envoyer la purée sur "Seaside"; les paroles étant religieusement récitées dans les premiers rangs.

On se croirait à une soirée Paris Calling tant la moyenne d’âge est basse, et le look pull rayés-jeans moulants-Repetto légion …

Telle une tornade, les Kooks procèdent ensuite à un ravage en règle de la Cigale avant de tirer leur révérence sur leur classique "You Don’t Love Me". Eu égard à leur jeune âge (ou pas d’ailleurs), nos quatre protagonistes impressionnent par leur maîtrise.

Rien ne semble pouvoir leur échapper : chant millimétré, mélodies catchy, exécution remarquable …

Un peu trop parfait, un peu trop propre, un peu trop lisse, un peu trop imparable. Un peu chiant aussi …

On pourrait s’extasier, parler de révélation ou même crier au concert de l’année si tout ne sentait pas à plein nez le déjà vu ou le déjà entendu …

Certes, les Kooks s’élèvent largement au-dessus de la mêlée mais ne deviendront en aucun cas les Franz Ferdinand ou Kaiser Chiefs de demain tant leur voie semble tracée vers le rock de stade à l’instar des Keane, Killers, Coldplay …

Un premier album écoutable avant de sombrer dans le mainstream le plus insipide. Le public en mal de sensations fortes ira plutôt se réconforter du côté de la Boule Noire, avec The Automatic …

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Inside in, inside out de The Kooks
Articles : Festival Rock en Seine 2010 - Programmation du vendredi - Minus The Bear - All Time Low - Roken is Dodelijk - Band of
The Kooks en concert à La Maroquinerie (15 décembre 2005)
The Kooks en concert au Festival International de Benicassim 2006 (samedi)
The Kooks en concert au Festival Le Printemps de Bourges 2008 (Mercredi)
The Kooks en concert à EMI ( 6 mai 2008)
The Kooks en concert au Festival des Inrocks iDTGV 2008
The Kooks en concert au Festival Pukkelpop 2010 (jeudi 19 août 2010)
The Kooks en concert au Festival Rock en Seine 2010 (vendredi 27 août 2010)
The Kooks en concert au Festival Les Eurockéennes de Belfort #24 (2012) - vendredi
The Kooks en concert au Festival BIME Live! 2014 (édition #2) - samedi 1er novembre
La chronique de l'album Nice and Nicely done de The Spinto Band
La chronique de l'album Cool Cocoon de The Spinto Band
The Spinto Band en concert à La Maroquinerie (27 avril 2006)
The Spinto Band en concert au Festival La Route du Rock 2006 (dimanche)
L'interview de The Spinto Band (27 avril 2006)
La conférence de presse de The Spinto Band (13 août 2006)

En savoir plus :

Le site officiel de The Kooks
Le site officiel de The Spinto Band
Le site officiel de Boy Kill Boy

Crédits photos :Laurent (Plus de photos sur Taste of indie)


Barbel         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco

• Edition du 2019-11-10 :
Listen in Bed - Women (émission 4)
Holy Bones - Silent Scream
Tim Linghaus - We were young when you left home
Bazar Bellamy - Jusqu'ici tout va bien
Rich Deluxe - Glam Shots
Manuel Etienne - Imago
Gilia Girasole & Ray Borneo - Stregata / Stregato
David Kadouch - Révolution
Lysistrata - It It Anita - The Eternal Youth - Le Normandy

• Edition du 2019-11-03 :
The Hyènes - Ça s'arrête jamais EP
PHÔS (Catherine Watine & Intratextures) - A l'oblique
Djen Ka - Ils se mélangent
Cyrille Dubois & Tristan Raës - Liszt : O Lieb !
My Favorite Horses - Funkhauser EP
Da Silva - Au revoir chagrin
Pulcinella - Ça
Samy Thiébault - Symphonic Tales
Frustration - So cold streams
Roseaux - Roseaux II
Joséphine Blanc - Interview
Oiseaux-Tempête - Jessica Moss - Grand Mix
 

• Archives :
Magon - Out in the dark
Melatonin - Departures EP
The Verge - Millions Years
Les Wampas - Sauvre le monde
Cléo Marie - La Cadence EP
Corde - Concorde EP
Matéo Langlois - Décoder les cases EP
Ensemble Amarillis, Héloïse Gaillard - Florilège Baroque
Hamon Martin Quintet - Clameurs
Patrick Burgan - Sphère, Le Lac & Vagues
Anne Gastinel & Xavier Phillips - Offenbach 6 cellos duos
Listen in Bed - Déluge (Mix #3)
Listen in Bed - Vinyles, suite (émission 3)
Kaori - A ciel ouvert
Hugo Lippi - Comfort Zone
Flyin' Saucers Gumbo Special - Nothin' But
Yosta - Hybrid
Lunt - Phantom Solids
Festival Nancy Jazz Pulsations #46 (édition 2019) - Dom La Nena - Sarah McCoy
Jean Felzine - Hors l'amour EP
Adam Green - Engine of Paradise
Lady Arlette - Interview
Nilok 4tet & Daniel Zimmermann - A wonder plante to...
Éric Legnini - Six Strings Under
Tahiti 80 - Fear of an acoustic planet
Orouni - Interview
Listen in Bed - The Sopranos (Mix #2)
Listen in Bed - Vinyles (émission 2)
Vanille - Amazona
Parlor Snakes - Disaster Serenades
- les derniers albums (5802)
- les derniers articles (131)
- les derniers concerts (2317)
- les derniers expos (4)
- les derniers films (20)
- les derniers interviews (1079)
- les derniers livres (7)
- les derniers oldies (20)
- les derniers spectacles (8)
           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=