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Théâtre National de Chaillot  (Paris)  décembre 2009

Ballet sur une chorégraphie de Angelin Preljocaj, interprété par Isabelle Arnaud, Neal Beasley, Virginie Caussin, Gaëlle Chappaz, Hervé Chaussard, Damien Chevron, Baptiste Coissieu, Craig Dawson, Davide Di Pretoro, Sergio Diaz, Sébastien Durand, Caroline Finn, Céline Galli, Alexandre Galopin, Yan Giraldou, Natacha Grimaud, Emma Gustafsson, Ayo Jackson, Jean-Charles Jousni, Emilie Lalande, Céline Marié, Lorena O’Neill, Bruno Péré, Zaratiana Randrianantenaina, Nagisa Shirai, Yurie Tsugawa et Julien Thibault.

Créé en 2008, déjà présenté à Chaillot la saison précédente, le ballet de Angelin Preljocaj, qui réunit les 26 danseurs de sa troupe résidant au Pavillon-Noir d'Aix-en-Provence, revient en cette fin d'année s'installer à Paris pendant deux semaines, avant de continuer à tourner de part le monde. Cela est surtout le signe d'un engouement autant critique que public pour l'oeuvre de "Preljo".

Le maître prend pour matériau le conte des Frères Grimm pour offrir sa vision d'un grand ballet romantique empreint de modernisme.

A l'ouverture du rideau, le spectateur assiste à la mort en couche de la mère (Gaëlle Chappaz) de Blanche-Neige, le corps se déforme et se métamorphose. Dans un des tableaux suivants, Blanche-Neige (la sensuelle Nagisa Shirai) et le Roi (Sébastien Durand), son père, assistent à un bal donné à la Cour. Si ce passage est un peu long, il permet néanmoins d'assister à des mouvements d'ensemble parfaits qui rappellent la maîtrise technique à des spectateurs happés par l'histoire et l'univers merveilleux qui lui est présenté.

D'autres épisodes féeriques suivront : la traversée de la forêt par Blanche-Neige et l'apparition du cerf devant les chasseurs qui la poursuivent, l'entrée en scène des nains, s'extirpant du mur de la mine pour danser de manière aérienne sur le mur vertical, la danse morbide mais érotique du Prince (Sergio Diaz) sur l'adagietto de la Symphonie n°5 de Mahler, et surtout les passages où la marâtre, accompagnés de ses deux chats-gargouilles (Emilie Lalande et Yurie Tsugawa dans un numéro extraordinaire), est face à son miroir magique.

Tout en soulignant les thèmes les plus prégnants de la psychanalyse dans le conte de Blanche-Neige soit par des effets de costumes (la méchante marâtre, interprétée par la subjugante Céline Galli, habillée par Jean-Paul Gaultier d'une combinaison en cuir et latex, thème oedipien), soit de décors (la forêt, lieu de découverte, d'expérience et de réflexion, période transitoire de l'adolescence), Preljocaj reste dans la narration classique. Son ballet se déroule avec un semblant de facilité déconcertante devant les yeux de spectateurs transportés.

Il faut souligner l'importance des costumes de Jean-Paul Gaultier dans la réussite de ce projet. Certes le costume du prince le représente comme peu sexué, mais les costumes de la Reine et des chats-gargouilles sont splendides. Tout comme l'est aussi la robe de mariée de Blanche-Neige qui permet de voir ses pas lorsque les franges de la structure rigide se soulèvent sous l'effet des mouvements. Les ambiances sonores de 79D et des lumières rasantes de Patrick Riou, en particulier dans les scènes de la forêt et du miroir magique, offrent un écrin supplémentaire pour mettre en valeur le travail des danseurs. Comme d'habitude, une attention toute particulière a été apportée à la scénographie.

Les plus grincheux pourront reprocher à Preljocaj d'avoir abandonné, le temps de ce ballet, l'aspect le plus expérimental de son travail pour offrir un divertissement spectaculaire et populaire, durant lequel le spectateur se laisse emporter tel un enfant dans une histoire où il a ses repères, se concentrant parfois plus sur l'aspect narratif du conte que sur la chorégraphie ou la technique des danseurs. C'est certes vrai, mais pourquoi bouder son plaisir alors que Preljocaj illustre cette histoire de manière merveilleuse et totalement féérique, sans pourtant faire de concession quant à la rigueur de la chorégraphie.

 

Laurent Coudol         
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