J’avoue ne pas comprendre grand-chose à l’économie. En tout cas, pas comme je crois qu’elle devrait servir la société. C'est-à-dire avec une équité teintée d’intelligence.
Pour moi, pas de problème, les crimes économiques équivalent les crimes contre l’humanité. Je pourrais être d’une violence décuplée contre cet obscurantisme qui gère nos modèles financiers…
J’arrêterai là, aux portes de mes sentiments, cette remontée de bois verts. La raison est simple, celle d’un bouquin.
"L’Abeille et l’Economiste" de Yann Moulier Boutang. Un bouquin limpide sur les ressorts de notre monde sans pitié de l’économie.
Un contenu d’une denrée rare et pédagogique qui permet à chacun de nous (c'est-à-dire à presque la terre entière) de comprendre les méandres de la pieuvre (pas la mafia) financière et de la résurgence des fermiers généraux, vous savez ces types après qui l’on courrait le fléau à la main (d’accord c’était sous l’ancien régime) et de leurs pouvoirs inflationnistes.
Notre homme décortique, scalpel à la main, les modes opératoires, aussi bien politiques que ceux de l’économie mondiale.
Tendance lourde d’un monde qui s’effiloche, sonné comme un boxeur presque KO, à la recherche de nouvelles bases…
Le capitalisme tel qu’on le connait aujourd’hui, vit peut-être ses dernières années… Qui s’en plaindra !
Voir autour de nous le monde des abeilles, pour comprendre et enseigner la complexité des échanges. Nous sommes loin, très loin du binaire imposé par les milieux économiques… Ici il y a, à l’écoute, nombres de signaux qui permettent de butiner dans les multiples sphères proposées…
Un monde à redécouvrir, celui des échanges humains, ou la valeur économique peut parfois ne pas s’arrêter à un simple échange marchand… C’est en autre toute la force de ce livre que de nous offrir quelques espoirs sur l’homme.
