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puce Les peintres au charbon
Théâtre ArtisticAthévains  (Paris)  novembre 2010

Comédie dramatique de Lee Hall, mise en scène de Marion Bierry, avec Bernard Ballet, Robert Bouvier, Thomas Cousseau, Carine Martin, Jacques Michel, Odile Roire, Eric Verdin et Arthur Vial.

Tiré d’une histoire vraie : la découverte de la peinture et de l’art dans les années 30 par un groupe de mineurs en Angleterre, "Les Peintres au charbon" nous fait remonter, sous le ton de la comédie, plus de dix années (de 1934 à la guerre) pendant lesquelles on voit l’évolution de ces hommes, leur rencontre avec l’art et un mode d’expression.

"Billy Elliot" s’élevait grâce à la danse, "Face de cuillère" grâce à la musique, ici c’est la peinture qui permet à un groupe de mineurs de comprendre le monde et de progresser. En ce sens, la pièce de Lee Hall est un magnifique hommage rendu à l’art en général et à ce qu’il peut apporter à la vie des hommes. On y parle de création artistique, du sens de celle-ci et des moyens de rentrer dans une œuvre.

Tout ça relaté sous forme de comédie chorale à l’anglaise où le personnage principal est le groupe. Lee Hall donne de ces mineurs une image juste car complète : ils sont tour à tour naïfs, querelleurs, complexés, moqueurs, révoltés, rêveurs, émerveillés puis deviennent amateurs d’art et enfin de vrais artistes eux-mêmes. Ils sont chacun entier avec leurs défauts et leurs qualités, donc infiniment humains.

Le plus émouvant est qu’à travers toute cette évolution, demeure intacte avant tout, leur grande solidarité. Pour exemple, le choix que fera le personnage d’Oliver, tiraillé entre le désir de vivre sa passion et la peur de trahir ses amis (peut-être même sa condition…). Robert Bouvier en fait une composition particulièrement bouleversante. Son travail est magistral.

Comme l’est celui de tous les autres comédiens car il n’y a pas de fausse note dans ce spectacle magiquement mis en scène par Marion Bierry avec la plus grande grâce et de belles ellipses. La superbe scénographie de Gilles Lambert, paravents translucides entre deux mondes, donne encore plus de limpidité,  à mesure qu’ils virevoltent pour nous faire glisser avec aisance d’une scène à l’autre. Et leur éclairage de couleurs monochromes correspond totalement au ton de la pièce. Seul bémol : l’affiche un brin racoleuse (la pièce méritait quand-même mieux).

On suit donc avec beaucoup de plaisir l’apprentissage puis l’ascension de ce groupe aux personnages bien dessinés, ainsi que les autres rôles. Les scènes se suivent avec vivacité, les répliques sont efficaces et la drôlerie des situations n’empêche pas la force du propos, ni le spectateur de s’enflammer pour cette épopée humaine et ce bouillonnement qui a lieu devant nous.

Ces mineurs se passionnent pour l’art et progressent au point d’arriver à ressentir les choses mieux que leur professeur, trop sûr de sa technique. Ainsi cette scène magnifique où, au sortir d’une exposition d’art chinois, celui-ci trouve ça "ordinaire" alors que les mineurs sont touchés par la simplicité et les nuances. Helen, la collectionneuse, leur donnera raison en trouvant que c’est "une des plus belles choses qu’elle aie vues de toute sa vie".

La fin, qui remet les mineurs dans l’âpre réalité, est amère mais laisse un peu d’espoir. Elle dit l’importance de l’art pour vivre. Au final, l’art n’aura peut-être pas changé le monde mais il aura certainement changé ces hommes à jamais. Ainsi peut-être que les spectateurs, espérons-le…

On ne peut être qu’admiratif d’un tel spectacle qui met totalement en valeur le si beau texte de Lee Hall (formidablement bien traduit par Fabrice Melquiot) qui parle tellement bien d’émotions et sait nous les communiquer avec autant de talent. Une grande pièce à ne surtout pas rater.

 

Nicolas Arnstam         
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# 6 septembre 2020 : On danse au bal masqué

Dansons et chantons comme on peut, retournons au théâtre, au cinéma. Faisons tout cela mais s'il vous plait avec prudence et masque. Personne n'a envie d'un second confinement n'est ce pas ? En attendant voici le programme de la semaine avec au rayon des replay, la MAG #5 ! (et la #9 aussi bien entendu)

Du côté de la musique :

"Comme un ours" de Alexis HK
"Love songs" de Inflatable Dead Horse
"Charango" de Lisza
"Woman Soldier" de Morgane Ji
"Beethoven : Waldstrein & Hammerklavier" de Théo Fouchenneret
et toujours :
"A thousand doors, just one key" de FELDUP
"Sex, death & the infinite void" de Creeper
"Inicial" de Vladimir Torres
"Providence" de All We Are
"La flor" de Ana Carla Maza
"A celebration of endings" de Biffy Clyro
"Have you lost your mind ?" de Fantastic Negrito
"Oh Orwell" de Plumes
"Simone" de Rue de Tanger

Au théâtre :

les nouveautés :
"Yourte" au Théâtre 13/Seine
"Le Grand Cahier" à la Manufacture des Abbesses
"Désordres" à la Manufacture des Abbesses
les reprises :
"L'un de nous deux" au Théâtre du Petit Montparnasse
"Les Sorcières de Salem" à l'Espace Cardin
"Une Histoire d'amour" à La Scala
"Politiquement correct" au Théâtre de la Renaissance
"Sherlock Holmes et lemystère de la vallée de Boscombe" au Grand Point Virgule
"De quoi j'me mêle" au Théâtre d'Edgar
"Matthieu Penchinat - Qui fuis-je ?" au Théâtre du Marais
"Isabelle Vitari - Bien entourée" au Palais des Glaces
"Lucie Carbone - Badaboum" à la Comédie des Trois Bornes
"Marion Mezadorian - Pépites" au Point Virgule
et les spectacles déjà à l'affiche

Expositions :

dernière ligne droite pour "Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
et toujours :
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma :

en salle :
"Rocks" de Sarah Gravon
at home :
"La Vie d'une autre" de Sylvie Testud
"Les chansons que mes frères m'ont apprises" de Chloé Zhao
"Très bien, merci" de Emmaneulle Cau
"Bienvenue en Suisse" de Léa Frazer
"Jan Masaryk, histoire d'une trahison" de Julius Sevcik

Lecture avec :

Notre sélection des livres de la rentrée avec notamment :
"Churchill" de Andrew Roberts
"Des vies à découvert" de Babara Kingslover
"La chasse aux âmes" de Sophie Blandinières
"La discrétion" de Faiza Guene
"La grâce" de Thibault de Montaigu
"La préhistoire, vérités et légendes" de Eric Pincas
"Le lièvre d'Amérique" de Mireille Gagné
"Le monde du vivant" de Florent Marchet
"Qui sème le vent" de Marieke Lucas Rijneveld
et toujours :
"Cinq doigts sous la neige" de Jacques Saussey
"Jazz à l'ame" de William Melvin Kelley
"La chambre des dupes" de Camille Pascal
"La révolution, la danse et moi" de Alma Guillermopietro
"Les nuits d'été", de Thomas Flahaut
"Rumeurs d'Amérique" de Alain Mabanckou
"Soleil de cendres" de Astrid Monet
"Walker" de Robin Robertson

Froggeek's Delight :

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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

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