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puce Albert Besnard - Modernités Belle Epoque
Petit Palais  (Paris)  Du 25 octobre 2016 au 29 janvier 2017

Avec une politique muséale particulièrement dynamique et soutenant, à son avantage, la comparaison avec son grand voisin, le Petit Palais propose des expositions singulières et inédites qui, de surcroît, bénéficient toujours d'une scénographie originale et attractive.

Sortant des sentiers battus, il creuse l'Histoire de l'Art pour débusquer les artistes méconnus sinon totalement oubliés, petits maîtres éclipsés par les têtes d'affiche ou artistes affectés du stigmate de l'académisme.

Après entre autres, Jean Carriès ("La matière de l'étrange"), Fernand Pelez ("La Parade des humbles") et George Desvallières ("La peinture corps et âme"), et en partenariat avec le Palais Lumière d’Evian, il consacre une rétrospective une gloire de son temps, le peintre Albert Besnard. peintre académique rattaché au symbolisme tardif, qui s'avère représentatif des "Modernités "Belle Epoque".

Les commissaires, Chantal Beauvalot, docteur en histoire de l’art, Christophe Leribault et Stéphanie Cantarutti, respectivement directeur et conservateur en chef au Petit Palais, Christine Gouzi, maître de conférences à l’université de Paris-Sorbonne, et William Saadé, conservateur en chef honoraire chargé de mission pour la Ville d’Evian, ont conçu un florilège non pour réhabiliter le peintre au regard de la charge critique menée à son encontre mais pour "reconsidérer son oeuvre pour elle-même".

Avec la scénographie du Studio Tovar, elle est présentée dans un chatoyant écrin inspiré des salons de la Belle Epoque que favorise l'architecture de l'espace du Hall Girault avec ses pilastres en marbre et dynamisé par l'emprunt des audaces chromatiques du peintre affectées aux cimaises et des éléments de décor de style Art Nouveau qui incite le visiteur à une délicieuse déambulation immersive.

Albert Besnard, à la recherche du temps passé des salons proustiens

Né de parents artistes, formé à l’École des Beaux Arts par Alexandre Cabanel, une des figures de proue de l'académisme, grand prix de Rome 1874, Albert Besnard mène une notoire carrière institutionnelle, qui lui vaudra des funérailles nationales.

Peintre, pastelliste et graveur, il s'illustre notamment dans le genre du portrait, l'art décoratif et l'orientalisme en usant d'une palette chromatique de large amplitude, des couleurs tendres au noir et blanc en passant par une polychromie chatoyante.

Son oeuvre placée sous le signe de la triade a inspiré aux commissaires un accrochage qui se dispense du didactisme chronologique pour privilégier une approche globale et sensible articulée autour ses trois répertoires dont la thématique transversale est celle de la figure féminine.

Albert Besnard officie tant pour des commandes publiques que privées. Commandes publiques en son temps, celui de l'âge d'or du décor peint, avec la décoration dans la grande tradition décorative des édifices publics, registre dans lequel il excelle par son une flamboyance allégorique inédite.

Ainsi est-il l'auteur, entre autres, des "les Nymphes à la source" qui ornent le hall du Petit Palais et de "La Vérité entraînant les Sciences à sa suite répand sa lumière sur les hommes" du Salon des sciences de l'Hôtel de Ville de Paris dont des gros plans sont insérés dans les dalles du plafond lumineux.

Ces réalisations contribuent à une réputation qu'il se forge également dans son activité de portraitiste pour laquelle il se démarque de ses homologues par des cadrages inhabituels, une touche psychologique, une audace chromatique et la douceur du modelé qui caractérisent le portrait aimable à la Vigée-Lebrun qui en feront le peintre du Tout Paris de la IIIème République.

Ce style résulte de sa maîtrise du pastel qui préside à l'élaboration de nombreux portraits de femmes restées anonymes réunis dans une galerie des pastels aux couleurs délicates qui témoigne d'une vision édulcorée et magnifiée, et cependant étonnamment sensuelle, de la beauté féminine, sous obédience hybridée du pré-raphaélisme et symbolisme, qu'il met en scène de manière allégorique dans ses "Fééries".

Sensualité toujours, mais moins éthérée, dans les toiles de veine orientaliste, saturées de couleurs exubérantes et de corps incarnés, qui traduisent ses visions rapportées de ses voyages en Algérie et en Inde avec les opulentes clientes du "Marchand de fruits à Madura" et la sarabande des porteuse d'eau de "Sur le pont de Trichinopoly".

En marge de ces bouillonnements chromatiques et en contraste saisissant, l’œuvre gravée d'Albert Besnard ressort davantage au romantisme noir tant par ses thèmes ordonnés autour de la dualité Eros-Thanatos, terrible danse de mort entre une femme et un squelette, que par la facture du trait que révèle sa série de gravures à l’eau-forte intitulée "La Femme".

Un artiste à (re)découvrir donc pour juger de la critique acerbe de Edouard Degas qui le qualifiait de "pompier qui a pris feu".

 

En savoir plus :

Le site officiel du Petit Palais

Crédits photos : MM (Plus de photos sur La Galerie)
avec l'aimable autorisation du Petit Palais


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# 2 août 2020 : Une petite pause s'impose

Le mois d'août arrive. Sans les festivals, l'actualité culturelle sera plus calme mais nous serons toujours là pour vous tenir compagnie chaque semaine notamment sur Twitch. Commençons par le replay de la Mare Aux Grenouilles #8 (la prochaine sera le 29 août) et bien entendu le sommaire habituel.

Du côté de la musique :

"Pain olympics" de Crack Cloud
"Waiting room" de We Hate You Please Die
"Surprends-moi" de Cheyenne
"Nina Simone 1/2" le mix numéro 20 de Listen in Bed
Interview de Bruno Piszczorowicz autour de son livre "L'ère Metal"
"Noshtta" de L'Eclair
"Moderne love" de Toybloid
  "Les îles" de Benoit Menut
"Echange" de Brussels Jazz Orchestra, Claire Vaillant & Pierre Drevet

Au théâtre :

chez soi avec des comédies blockbusters at home :
"Lady Oscar" de Guillaume Mélanie
"La vie de chantier" de Dany Boon
"Post-it" de Carole Greep
"Mon meilleur copain" de Eric Assous
"L'ex-femme de ma vie" de Josiane Balasko
"Un point c'est tout" de Laurent Baffie
et de l'eclectisme lyrique avec :
"L'Ange de feu" de Serge Prokofiev revisité par Mariusz Trelinski
les antipodes stylistiques avec "L'Enfant et les Sortilèges" de Maurice Ravel par James Bonas et "Dracula, l'amour plus fort que la mort" de Kamel Ouali
et le concert Hip-Hop Symphonique avec des figures du rap et l'Orchestre Philharmonique de Radio France

Expositions :

en virtuel :
"Warhol" à la Tate Modern de Londres Exhibition Tour avec l'exhibition tour par les commissaires et et 12 focus
"Plein air - De Corot à Monet" au Musée des impressionnismes de Giverny
avec l'audioguide illustré ainsi qu'une approche en douze focus
en real life :
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma :

en salle :
du vintage avec la version restaurée de "Quelle joie de vivre" de René Clément
un documentaire "Dawson City : le temps suspendu" de Bill Morrison
des films récents dans son salon :
"Hauts les coeurs !" de Solveig Anspach
"La Famille Wolberg" de Axelle Ropert
"Pieds nus sur des limaces" de Fabienne Berthaud
"Le Voyage aux Pyrénées" de Jean-Marie Larrieu et Arnaud Larrieu
"Dans Paris" de Christophe Honoré
"La promesse" de Luc et Jean-Pierre Dardenne

Lecture avec :

"Nous avons les mains rouges" de Jean Meckert
"Il était deux fois" de Franck Thilliez
"La goûteue d'Hitler" de Rosella Postorino
et toujours :
Interview de Bruno Piszczorowicz autour de son livre "L'ère Metal"
"Fleishman a des ennuis" de Taffy Brodesser-Akner
"Summer mélodie" de David Nicholls
"La Chine d'en bas" de Liao Yiwu
"La nuit d'avant" de Wendy Walker
"Isabelle, l'après midi" de Douglas Kennedy
"Les ombres de la toile" de Chris Brookmyre
"Oeuvres complètes II" de Roberto Bolano
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