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puce Art outsider, street art et performing art
 #1 à 10 

#1 - Roger Ballen et le freak-monde

Découvrir l'étrange univers ballenesque du photographe américain Roger Ballen, surnommé "le maître de l'esthétique freak", qui opère sur les marges psychiques à la confluence disciplinaire de la photographie, de la peinture, du dessin,de l'art visuel, la performance théâtrale et de l'installation plasticienne dont l'oeuvre fait actuellement l'objet de l'exposition "Le Monde selon Roger Ballen" à la Halle Saint-Pierre

Roger Ballen en interview
une série de documentaires sur son processus photographique
des vidéos en ligne sur le site de Roger Ballen
le clip réalisé par Roger Ballen pour le titre "I Fink U Freeky" du groupe de hip-hop-rave sud-africain Die Antwoord

 

# 2 - Steven Cohen, "South African, white, Jewish and queer and totaly normal"

Performeur, chorégraphe, danseur et plasticien inscrit dans l'héritage de l'actionnisme viennois et la pratique du body art et usant des codes du "drama queen", Steven Cohen utile son corps comme espace scénique dans une scénographie corporelle pour délivrer un manifeste esthétique et politique contre toutes les formes d'oppression.

Steven Cohen en interview
extraits de performances en vidéo :
"Chandelier" porté à la scène
la performance "Coq/Cock" in situ la performance à Paris au Trocadéro verbalisée comme exhibition sexuelle
l'évolution, dans la violence, de l'homme dans "The Cradle of Humankind"
"Put your heart under your feet... and walk !" la cérémonie d'adieu à son compagnon disparu

... à suivre

# 3 - Mike Giant, "I'am that guy"

Baroudeur artistique, skateur cycliste et tatoueur tatoué reconverti graffeur, Mike Giant, fils de la contre-culture surnommé, "le padre de la Street Culture", "Aspiring Renaissance Man" adepte de la méditation boudhhiste et de la performance in vivo et in situ.

Son style le "blackwork", encre noire, tropismes l'art populaire mexicain et l'illustration japonaise, et lettrage avec un époustouflant travail calligraphique qui l'érige en héritier contemporain du lettrisme, le mouvement fondé en 1945 par le peintre et poète Isidore Isou

en vidéo :
Mike Giant Feature dans la série documentaire télévisuelle "The Creative Lives"
Mike Giant "in the street"
Mike Giant dans "Kitchen Series" en performance "in door"
et dans le clip du titre "Aerosol Can" du groupe electro dance Major Lazer

#4 - Eva & Adele : "The Hermaphrodite Twins in Art"

Les berlinoises Eva & Adèle, ce sont Il + Elle = Elles, autoproclamées "artistes du futur" et "oeuvres d'art vivantes" qui constituent une entité duelle autoproclamée investie dans le "Gesamtkunstwerk“, concept d'oeuvre d'art total issu du romantisme allemand.

Ainsi, depuis le début des années 1990, les vraies fausses jumelles au pinkissime look glam-kitsch de "Eva & Adele" au demeurant marque déposée, se manifestent en "apparition-performance" lors des grands événements d'art contemporain en indiquant "Wherever we are is museum" et le Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris leur a consacré l'exposition "You are my biggest inspiration" en 2016

à voir en vidéo :
l'interview dans l'émission "Tout le monde en parle" de Thierry Ardisson en avril 2010
la performance "Wings"
le reportage lors de l'exposition "Gender in Art" au Musée d'art contemporain de Cracovie en 2015
la performance à la Biennale de Venise en 2015
et leurs oeuvres sur leur site

#5 - Yue Minjun : Happy China

En 2012, la Fondation Cartier a consacré une exposition monographique intitulée "Yue Minjun- L'ombre du fou rire" à l'artiste japonais Yue Minjun.

Révélé en 1999 par la Biennale de Venise, le peintre et sculpteur chinois Yue Minjun, représentant majeur du mouvement du réalisme cynique devenu un blockbuster sur le marché de l'art international, a choisi un médium figuratif revisitant les codes du grotesque, une figure stéréotypée, celle d'un homme riant à gorge déployée, qui est la sienne dans une version caricaturale.

Cette récurrence visuelle est déclinée dans le cadre d'une satire sociale du contexte social chinois contemporain par le biais du détournement de la peinture d'histoire revue à l'aune du kitsch post-révolutionnaire de l'imagerie populaire chinoise.

en vidéo l'interview de Yue Minun en 2012
oeuvres sur le site de Yue Minjun

#6 - So British Gilbert & George...

...avec leur costume de banquier de la City des années 60 et leur allure de messieurs bien tranquilles. Et pourtant gais lurons que Gilbert Prousch et George Passmore dont les destins se croisent en 1967 à la St Martins School of Art.

La rencontre d'une vie pour une oeuvre d'art total qui va emprunter le concept du Gesamtkunstwerk croisé avec celui de la mythologie personnelle à la Joseph Beuys pou rceux qui se considèrent comme des sculptures vivantes formant un seul artiste "Gilbert & George "qui émerge en 1970 avec la fameuse performance "The Singing Sculpture" avec le mime d'une vieille rengaine des années 30.

Une discipline qu'ils pratquent au fil des ans ("Warp Dance", "Bend It" et en 1976) et ce encore en 2016 à l'occasion de la présentation de leur "Fuckosophy for all" au Serpentine Festival, un lexique dressé autour du vocable "fuck" qui correspond à une oeuve, un mur de mots, figurant dans une des expositions de leurs dernières oeuvres en date "The Beard Pictures".

Pour "faire de l'art sur la vie", l'oeuvre de Gilbert & George s'exerce dans le genre du photomontage pour avec un détournement de l'iconographie du vitrail pour représenter la trivialité et l'universalité de la réalité humaine jusque dans ses fluides et les sujets d'actualité de manière prosaïque non sans un goût certain de la provocation.

à voir en vidéo :
leur approche de leur art avec un extrait de leur film "The World of Gilbert & George"
la rencontre avec Gilbert & George lors de l'exposition "There Were Two Young Men" à la Fondation Louis Vuitton en 2019 d'un ensemble de 6 dessins monumentaux au fusain sur papier réalisés en 1971
la rencontre avec Gilbert & George lors de l'exposition "The Great Exhibition, 1971-2016" à Luma Arles en 2018 et cinq bulles vidéo sur le Youtube de Luma Arles

 

 

#7 - Cindy Sherman : "I didn’t want to make what looked like art"

Ou les métamorphoses de Cindy Sherman, une des pionnières de la photographie post-moderne, avec les vrais faux - et vice versa - portraits du monde, et essentiellement sur la représentation du féminin, réalisés par cette artiste plasticienne américaine utilisant la photographie comme support, du petit format aux récents panneaux monumentaux, et son propre corps comme unique matériau.

Inscrite simultanément dans l'art conceptuel et le mouvement des "gender studies" par son décryptage - et dynamitage - des stéréotypes sociaux et culturels, elle travaille, de manière sérielle, sur l'art du portrait ("History Portraits/Old Masters" - "Society Portraits"), un genre pictural majeur revisité par le médium photographique lui-même empruntant tant à l'iconographie cinématograhique ("Untitled Film Stills" avec le détournement de la série B des année 50) qu'aux codes graphiques des magazines et des clichés télvisuels ("Rear Screen Projections").

En France, une exposition monographique a eu lieu au Jeu de Paume en 2006 et en 2020 avec la monstration "Cindy Sherman à la Fondation" à la Fondation Vuitton

son working process par elle-même dans un documentaire-reportage "Cindy Sherman - Transformation" du magazine Art21
les commentaires de Ellie Buttrose commissaire de l'exposition à la Gallery of Modern Art de Brisbane

oeuvres récentes sur l'Instagram de Cindy Sherman
à voir également le court-métrage fictionnel "Cindy, the doll is mine" de Bertarnd Bonello avec Asia Argento

#8 - Niklas (Niki) Blomberg, l'elfe caméléon

Le public parisien a pu découvrir le performeur, musicien multi instrumentiste et DJ, danseur et acrobate-contorsionniste Niklas (Niki) Blomberg dans l'atypique spectacle "Voodoo Sandwich" du plasticien suisse Augustin Rebetez (le teaser)

Ce performeur hors norme musicien et diplômé de la Stockholm University of Dance and Circus ayant travaillé au sein de l'emblématique Cirkus Cirkör fer de lance du cirque contemporain suédois, est engagé dans de multiples projets pluridisciplinaires :

en solo comme DJ ("Dance Set" en audio) et sous le nom de Nicosaurio (soundcloud dédié)

en duo avec la chorégraphe contemporaine Emma Tricard
et avec le performeur vénézuélien Lester Arias Viscuna, artiste et chorégraphe dans le cadre du projet electropop Ariah Lester
performances en vidéo : "House" - "The Wild Things" - "Baid" - "Saint Even"

au sein du collectif de cirque franco-hispano-fino-anglo-germano-suédois Animal Religion ("Sifonofor") dont il est co-fondateur et du trio finnois formany le groupe de punk electro-acoustic performatif Muovipussi (morceau "Song from our punkband about lame excuses")

#9 - Orlan : je suis une oeuvre d'art jusqu'àprès la mort...

... et, indique-t-elle "mon œuvre ultime consistera à placer son corps momifié dans un musée". Orlan, plasticienne et performeuse inscrite dans le mouvement du Body Art, la pratique de l'Art-Action et le registre des mythologies personnelles, travaille sur le corps féminin comme terre d'oppression mais également comme terre féconde de libération pour se réinventer en se métamorphosant de manière physique ou virtuelle.

Séries photographiques :
"Corps-sculptures" (1964-1967) dont le célèbre ("Orlan accouche d'elle-m'aime") auquel répond en résonance subséquente et en trois dimensions "Robes sans corps, Sculptures de plis" (2010) - "Le Drapé-le Baroque" (1979-1986) 
et "Self-hybridations indienne-américaines" (1998-2002)  et une déclinaison en réalité augmentée en 2018 avec "Masques de l’Opéra de Pékin"

Performances :
"Le Baiser de l’artiste" au Grand Palais en 1977 un baiser à 5 francs ("Tout ce que j'ai à vendre c'est le travail sur mon corps qui est mon matériau")
"Président" - "Orlan corps/Sainte Orlan" 1979 - "Omniprésence" 1993 dans le cadre de "La Réincarnation de Sainte Orlan" initiée en 1990

Installations/sculpture :
"ORLAN et l'ORLANoïde, strip-tease artistique électronique et verbal" présentée en 2018 au Grand Palais dans le cadre de l'exposition "Artistes et robots"
en vidéo et les commentaires d'Orlan

Conférences :
"Le nouvel homme" au Forum des images en 2018
"Tentative de sortir du cadre" à la Sorbonne Paris

ses oeuvres sur le site de l'artiste
autres vidéos sur le viméo d'Orlan

#10 : Miss Tic, une brune sensuelle et délurée bombe ses états d'âme et de coeur sur les murs

Figure majeure et pîonnière du Street Art français des années 80 avec des artistes utilisant le lieu public non seulement comme galerie à ciel ouvert mais également comme véhicule démocratique de l'art et d'expression politique.

Femme, féministe et autodidacte parmi des peintres d'ateliers masculins formés aux beaux arts ou aux arts plastiques pour déjouer la frilosité des marchands d'art, Miss Tic est une brune qui ne compte pas pour une prune qui aujourd'hui s'expose aussi dans les galeries et institutions muséales.

Chasseresse de postures et d'impostures, elle s'affiche à coup d'aphorismes bien sentis se définissant ainsi : "Je n?avoue pas, je me déclare. Oui, je me suis fait un nom, MISS TIC. Une nuit au pied du mur, j?ai refusé les yeux ouverts ce que d?autres acceptent les yeux fermés".

ses oeuvres exposées à l'Espace Le Comoedia à Brest en 2020
son florilège personnel et l'ensemble de son oeuvre sur son site officiel avec

en vidéo :
"Dans les yeux de Miss Tic" le portrait officiel de Miss Tic qui se dévoile
"Miss. Tic Présidente" sa campagne de communication aux élections présidentielles de de 2007 avec affichage dans les rues et exposition à la Galerie La Butte aux Cailles
un extrait de "Le fil des jours, chronique de la vie courante" filmé par Raoul Sangla
un extrait du film "Miss Tic" réalisé par Thomas Granovsky en 2018

et à écouter en podcast :
"Nuits magnétiques - Miss.Tic, Paris sous les bombes" de France Culture, un pochoir radiophonique de 1998 avec l'interview de Miss Tic par Karel Guy


"Miss Tic sur les murs : les gens me repondent laissez moi votre numero" en 2017 dans le cadre du programme "Les Nuits de France Culture" de Philippe Garbit

le site de Miss Tic

 

        
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# 28 février 2021 : Vaccin contre la morosité

Pas encore de vaccin, pas encore d'espoir de voir réouvrir les lieux culturels mais toujours notre sélection pour agiter vos sens et continuer de soutenir les artistes qui en ont bien besoin. Et n'oubliez pas, tous les jours un programme différent sur la TV de Froggy's Delight.

Du côté de la musique :

"Bareback" de Acquin
"Tu m'apprends" de Andréel
"Let my people go" de Archie Shepp & Jason Moran
"Roden crater / Basquiat's black kingdom / Laurel canyon" de Arman Méliès
"Monument ordinaire" de Mansfield TYA
"Glowing in the dark" de Django Django
"My shits" de Dye Crap
"Medicine at midnight" de Foo Fighters
"In a silent way" le mix #14 de cette saison 2 de Listen In Bed
"Alors quoi" de Meril Wubslin
"Old western star" de Nico Chona & the Freshtones
et toujours :
"Freeze where U R" de Brisa Roché et Fred Fortuny
"Richard Strauss : An Eisamer Quelle - A une source solitaire" de Christophe Sturzenegger
"Encounter" de Beyries
"I, the bastard" de Wassailer
"Debbie et moi" de Thomas Cousin
"Only Smith and Burrows is good enough" de Smith & Burrows
"Tango" de Pascal Contet
"If you know, you know" le mix #13 de Listen in Bed à écouter
"Paysages" de Raphaële Lannadère
"Les molécules fidèles" de Emmanuel Tugny & John Greaves
"Dynah" de Dynah

Au théâtre au salon :

avec les captations vidéo de :
"Fanny et Alexandre" d'Ingmar Bergman
"La Fuite !" de Mikhaïl Boulgakov
"King Kong Théorie" de Virginie Despentes
"Les Topor #2 - Prix de l'inattendu" au Théâtre du Rond-Point
"Chantons, faisons tapage" de Thomas Jolly et Laurent Campellone
"Darling chérie" de Marc Camoletti
"J'aime beaucop ce que vous faîtes" de Carole Greep
"Bonne année à toi même" de Pauline Daumale
"Chers" de Kaori Ito

Expositions :

en virtuel :
"Léon Spilliaert - Lumière et solitude" au Musée d'Orsay
"Plein air - De Corot à Monet" au Musée des Impessionnismes à Giverny
"Figure d'artiste" au Musée du Louvre
"Matisse - Comme un roman" au Centre Pompidou
"Le dessin sans réserve" au Musée des Arts Décoratifs
"Jardins d'Orient - De l'Alhambra au Taj Mahal' à l'Institut du Monde Arabe
"Ivan Navarro - Planetarium" à la Galerie Templon

Cinéma :

at home :
"A la recherche de Vivian Maier" de Charlie Siskel et John Maloof
"L'Amant d'un jour" de Philippe Garrel
"Les Brigades du Tigre" de Jérôme Cornuau
"There will be blood" de Paul Thomas Anderson
"Beyond the Sea" de Kevin Spacey
"Mishima, une vie en quatre chapitres" de Paul Schrader

Lecture avec :

"88" de Pierre Rehov
"Blanc autour" de Wilfrid Lupano & Stéphane Fert
"Dictionnaire des mafias et du crime organisé" de Philippe di Folco
"Le rapport Brazza" de Vincent Bailly & Tristan Thil
"Les amants d'Hérouville - un histoire vraie" de Romain Ronzeau, Thomas Cadène & Yann le Quellec
"Monstres anglais" de James Scudamore
"Vers le soleil" de Julien Sandrel
et toujours :
"Aucune terre n'est promise" de Lavie Tidhar
"Histoire de l'armée italienne" de Hubert Heyriès
"L'inconnu de la poste" de Florence Aubenas
"La bombe atomique" de Jean-Marc le Page
"La fille du chasse-neige" de Fabrice Capizzano

Du côté des jeux vidéos :

Les jeux de l'année selon Boris Mirroir de Doom à Minoria !
"DevilZ, Survival" sur PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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