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Le double théâtral, travestissement et gender fluid #1 - Les gouailleuses rombières de bastringue avec Yvette Leglaire et Madame Raymonde

Inspirés par le vieux temps des fleurs de bitumes, des chanteuses anonymes qui ont fait les beaux jours des caf'conc et des beuglants qui naviguaient de bastringues en claques en carburant au picrate pas tempéré, et de la belle époque de cabarets tels le Piano Zinc et Madame Arthur, des comédiens-chanteurs se sont inventés une créature de rombière pour porter voire revisiter le répertoire réaliste.

Ainsi Madame Raymonde. En petite robe noire à fleurs blanches, turban et collier de fausses perles, qui lui donne un look de vraie fausse dame patronesse sur le retour, elle ne refuse jamais un kil de rouge avant de livrer ses croquignolets souvenirs et ses confidences gouailleuses de pseudo-chanteuse populaire qui a roulé sa bosse de Paname à Bilbao.

Aux manettes, Denis d'Archangelo qui officie sur scène dans tous les registres du dramatique ("L'Ombre de Stella") au musical ("Les 2G, artistes de music-hall"

en podcast : Denis d'Archangelo invité de l'émission "Le temps d'une chanson" de Laurent Valero en 2014 

Et, son avatar de mistinguett des bastringues et accompagné de son zèbre, l'accordéoniste Sébastien Mesnil, écume les scènes dans celui du tour de chant néo-réaliste.

également en vidéo :
Madame Raymonde à l'Europeen
- à la Grande Fête du Théâtre Musical 2009 à la salle Gaveau en duo avec le contre-ténor Philippe Jaroussky

Et Yvette Leglaire , "la plus surréaliste des chanteuses réalistes" est présentée comme "La Leglaire : un mythe, un peu mité mais jamais imité".

Personnage et double, la créature de Daniel Dumartin s'affiche comme une vieille pseudo-chanteuse ouvertement alcoolique ressemblant à un hybride d'Edith Piaf et Brigitte Fontaine qui aurait mis les doigts dans la prise lors d'une soirée halloween.

Contrairement à Madame Raymonde, elle a franchi le cap des années 50 pour se colleter également avec les standards de la variété française dont elle dispense de savoureuses parodies (telle "Yvonne aime les bananes" sur l'air de "Je suis malade" de Serge Lama) comme des opus originaux de son cru (son album "Yvette Leglaire chante Yvette Leglaire") qui valent leur pesant de cacahuètes.

Et elle tourne dans la France entière tout en ayant pris définitivement ses quartiers à Paris comme figure du Point Virgule depuis 2004 et parfois même dans des comédies telle "Quand les belles-mères s'invitent !" partageant l'affiche avec Martine Supestar la reine des nuits du Gay Tout Paris Martine Superstar.

également en vidéo :
hommage aux consoeurs disparues
Yvette Leglaire invitée dans l'émission "On n'est pas couché" en juin 2017

Le double théâtral, travestissement et gender fluid #2 - Les stars du music-hall et du cabaret avec Charlène Duval et Miss Knife

Personnage de théâtre et de music-hall créé par Jean-Philippe Maran dans le cadre de ses prestations au célèbre et feu cabaret le Piano Zinc, "Charlène Duval", séduisante diva, sophistiquée, mégalomane et essentiellement glamoureuse, se produit régulièrement sur scène notamment avec ses revival récitals de la reine du music-hall et incontestable meneuse de revue qu'elle fut dans les années 50-60.

Rousse incendiaire à la plastique de rêve aux interminables jambes, toute en lamé, paillettes, boa et plumes, elle galvanise son public autant avec ses reprises de standards de la chanson française et internationale que ses tributes à Mistinguett Edith Piaf, Line Renaud et Marlène Dietrich, entre autres, que par sa gouaille sans affectation, son humour ravageur et son sens de l'autodérision ("I'm in the mood for love")

Charlène Duval en 2 minutes chrono

autres vidéos sur le site de Charlène Duval et son Youtube

Si pour Charlène Duval le show must go on, avec "Miss Knife", figure du cabaret berlinois, le temps perdu ne se se retrouve plus et ne demeurent que les amours trahies et les rêves enfuis.

Dès ses débuts de Olivier Py dans le registre du cabaret travesti est né ce personnage de drama-queen, double aux atours féminins qu'il définit comme une créature de rêve et qui l'acompagne tout au long de sa carrière de comédien, auteur, metteur en scène et directeur de théâtre, de la Comédie de Reims et de l'Odéon-Théâtre de l'Europe et enfin du Festival d'Avignon.

La femme aux bijoux au nom tranchant comme une lame pour des blessures à l'âme et au coeur se (dé)livre d'un spleen douloureux dans des seuls en scène intimistes ressortant au récit chanté instillé de compositions originales sur des textes d'Olivier Py mis en musique par Jean-Yves Rivaud ou Stéphane Leach.

à voir également en vidéo :
Journée Spéciale Olivier Py sur France Musique en 2014
le film "Les premiers adieux de Miss Knife" de Claudius Pan sur la tournée éponyme

Le double théâtral, travestissement et gender fluid #3 - Les reines de la boule à facettes avec Martine Superstar et Carolina

Parmi les folles de la nuit, Martine Supestar et Carolina s'avèrent d'intemporelles rescapées de la période disco qui restituent l'ambiance des dance floors avec autant de talent que d'humour fantasque notamment dans leur cabaret musical.

Robin Belfond, comédien et chanteur baryton, a créé le personnage burlesque de Martine Superstar, un avatar haut en couleurs, respectable dame à collier de perles et carré de soie griffé le jour qui, sur scène, s'électrise en "Reine de la nuit du Gay Paris".

Et, comédienne, Martine Superstar se produit régulièrement sur la scène théâtrale ainsi dans "Quand les belles-mères s'invitent !" pour lequel elle partageait l'affiche avec Yvette Leglaire, une de ses homologues.

Mais elle est notamment réputée comme égérie de la Marche des fiertés et comme célébrissime animatrice, en compagnie d'Adrien Champion, pour son tout aussi célébrissime "Toc Toc Show"dispensé mensuellement au cabaret l'Artishow.

Elle y présente de nombreux artistes ainsi que ses propres numéros et son répertoire de chansons incluant des originaux de son cru ainsi que des parodies compilées sur CD ("J’T’Aime Pas Mylène", "Discostar")

le Youtube de Martine Supestar

Comédie et chanteur, Miguel Ange Sarmiento opère sur scène dans des spectacles et de compositions dramatiques ainsi pour "Comment j'ai dressé un escargot sur tes seins".

Et il s'est inventé un avatar féminin prénommée Carolina, une meneuse de revue blonde platine à la frange rouge qui, avec une pointe d'accent espagnol et dans le registre du one man show musical et du spleen ibérique teinté d'humour décapant, raconte son histoire ("Naissance d'une étoile").

Depuis 2010, ce double scénique anime le "Carolina Show", "la première émission de télé sans caméra", qui en présence du parrain de la soirée, présente mensuellement l'actualité artistique dans lequel elle intervient également avec des reprises customisées de standards de variété française et internationale ainsi que ses opus personnels dont le fameux "Amor y Tortilla" disponible en CD 2 titres avec

le Youtube de Carolina

Le double théâtral, travestissement et gender fluid #4 - De la NAP à la cagole avec Régina de Chatonville et Zize Dupanier

Dame de la "Haute" avec particule et look sixties, Régina de Chatonville, dont l'identité du mentor est soigneusement gardée, possède la fibre artistique et n'hésite pas à quitter son manoir pour se produire régulièrement sur scène notamment en récital avec un tour de chant 100% vintage de chansons exhumées du répertoire français.

Et elle use également des technologies contemporaines pour poster des pastilles humoristiques sur le mode sériel de la websérie avec ses bons conseils !

Faites comme chez Moi :
épisode 31 : "Footingue"

L'Avent de Régina :
"24 décembre 2019"

Simplement... :
"... coronavirus"



en bonus "Régina de Chatonville et Charlène Duval au camping"
autres vidéos sur le Youtube de Régina

Comédien, chanteur et humoriste qui a fait ses débuts comme artiste-transformiste au cabaret Madame Arthur, Thierry Wilson a créé le personnage de Zize Dupanier,

Une truculente marseillaise au verbe haut, dans le registre du comique provençal dont le physique opulent avec choucroute capillaire platinée qui évoque celui de la drag queen Divine qui fut l'égérie du cinéaste John Waters.

Il exporte dans toute la France les aventures pagnolesques de Zize avec de jubilatoires seuls en scène dont "Zize - La Famille Mamma Mia " le dernier en date et Zize dispense également ses pastilles humoristiques sur la chaîne télévisée France 3 Côte d'Azur en 2019 et en 2020.

La Si Jolie vie de Zize:
"Je suis naturelle"

Les bonnes résolutions de Zize Dupanier :
"J'étais à 2 doigts de me faire une despression !"


en bonus : "Le confinement de Zize"
autres vidéos

#4 - Les Denise, la brune moche et la belle blonde

Etrange gouvernante à la tenue compassée, avec tablier de service et coiffe blancs, et cependant négligée, avec son visage blafard et sa bouche sanguinolante Denise Jardinière ressemble à un personnage du théâtre du Grand-Guignol de la Belle Epoque.

Et, protagoniste du seul en scène "Denise Jardinière vous invite chez Elle..." créé et interprété par le comédien Thibaut Boidin en 2012, elle convie le spectateur à un inquiétant dîner.

en vidéo :
un extrait du spectacle
le clip "Débutante de RoBERT"
en savoir plus sur le site de Denise Jardinière

Même prénom pour l'avatar de l'humoriste Mickaël Denis mais sa Denise s'avère une jolie blonde, une quadra parisienne certes tout aussi foldingue mais de son corps, qui se définit comme "une femme presque imparfaite à la recherche d'un homme parfait pour former un couple complémentaire".

Elle se révèle dans les seul en scène "Denise IncontrOlable !" mêlant stand up et improvisation et revient en 2020 avec "Denise C'est Show !" avec toujours un humour brut de décoffrage.

en vidéo :
un extrait du spectacle
autres vidéos sur le Youtube dédié

Le double théâtral, travestissement et gender fluid #5 - Du contre-emploi au contre-genre dramatique

Elément essentiel du théâtre depuis l'Antiquité, et universel, du théâtre shakespearien au théâtre No, et au-delà de l'acte théâtral porteur d'un jeu libérateur et transgressif, le travestissement ressort, et paradoxalement, tant à la célébration carnavalesque des stéréotypies qu'à la déconstruction des codes normatifs et parfois un tragique déchirement de l'âme.

Certains comédiens s'investissent ponctuellement dans ce registre comme Thierry Lopez "Ich bin Charlotte" de Doug Wright et André Marcon dans le monologue "Anne Marie la beauté" de Yasmina Reza

D'autres de manière récurrente tels Jean-Claude Dreyfus lorsqu'il officiait sur la scène cabarettique et ensuite théâtrale dans "Le Mardi à Monoprix" sur un texte de Emmanuel Darley

et le comédien, danseur et chanteur Sebastian Galeota sous la houlette de Stephan Druet notamment dans "Berlin Kabarett" et "Evita, le destin fou d'Eva Peron"

Ainsi que Alfredo Arias dans "Madame de Sade" de Yukio Mishima et Michel Fau dans "Nevrotik Hotel" de Christian Siméon.

Michel Fau qui officie également à l'instar de son compagnon de route théâtrale Olivier Py, avec son double la drama queen Miss Knife.

Mais différemment dans le genre de l'opéra bouffe avec le personnage de la diva kitsch initié avec "L'impardonnable revue pathétique et dégradante de Monsieur Fau" et fait son show dans "Récital emphatique"

Le double théâtral, travestissement et gender fluid #6 - Du contre-emploi au contre-genre copien

Le travestissement du corps, un des fondamentaux polysémiques intemporels du théâtre, et mise en scène du corps du comédien s'avère également le médium de la représentation du corps transgressif et de la confusion des genres dont le le romancier, dessinateur, dramaturge et comédien d'origine argentine Copi fut, dans les années 70-80, l'incarnation libertaire.

Des comédiens s'inscrivent dans cette veine copienne entre burlesque et tragique de personnages hors norme anonyme ou starifié tel Raoul Fernandez dans "Portrait de Raoul" biopic monologal écrit par Philippe Minyana dans le cadre de la série "Portraits de vie" produite par la Comédie de Caen.

Et, demanière récurrente, le comédien, metteur en scène et performeur Pierre Maillet notamment dans "Mes jambes, si vous saviez, quelle fumée...", adaptation théâtrale de l'oeuvre et de la vie du photographe Pierre Molinier précurseur de l'art corporel, et "One night with Holly Woodlawn" inspiré de la biographie du travesti égérie d'Andy Warhol et actrice fétiche de Paul Morrissey.

 

        
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# 24 janvier 2021 : Cette semaine c'est CONCERT !

C'est reparti pour une semaine rythmée par le couvre feu, en attendant pire ? peut être. Mais d'ici là voici quelques découvertes culturelles qui espérons-le vous plairont. Par ailleurs, samedi on reprend les concerts en ligne, venez nombreux soutenir les artistes ! Et bien entendu on commence par le replay de la MAG #19.

Du côté de la musique :

"Timbaland" le mix #10 de la saison 2 de Listen In Bed à écouter en ligne
"Avenue des Falquières" de 17f
"Go" de Célia Forestier & Komorebi
"Accents" de Ensemble K & Simone Menezes
"Live recital 'Correspondance'" de Jean-Baptiste Fonlupt
"A place that has no memory of you" de Laurent Dehors & Matthew Bourne
"Là, la lumière particulière" de Léopoldine HH
"C'est une parole" de Louis Arti
"A la ligne" de Michel Cloup, Pascal Bouaziz & Julien Rufié
"Night network" de The Cribs
Interview de Yann Landry autour du nouveau label Tadam Records
et toujours :
"The missing view" de Sol Hess en concert sur la TV de Froggy le 30 janvier
"Théo Charaf" de Théo Charaf
"Welfare jazz" de Viagra Boys
"Adonais" de Bruno Ducol
"Collector" de Chapi Chapo
"Regard 1882" de Duo Neria
"Mozart piano 4 hands" de Duo Pégase
"The fates EP" de Grandma's Ashes
"Folies berbères" de Karimouche
"Wasteland : What ails our people is clear" de Lice
"Another night in" le mix #9 de Listen In Bed

Au théâtre au salon :

avec les captations vidéo de :
"Le Chemin de fortune et Le Legs" de Marivaux
"Le Pays lointain (Un Arrangement)" de Jean-Luc Lagarce
"Féminines" de Pauline Bureau
"La Chose commune" de Emmanuel Beix et David Lescot
"Treize à table" de Marc-Gilbert Sauvajon
"Le plus beau jour" de David Foenkinos
"Madame Arthur dépoussière Queen"

Expositions :

en virtuel :
"Bruce Nauman" à la Tate Modern
"David Hockney - Ma Normandie" à la Galerie Lelong
"Marc Riboud - Histoires possibles" au Musée Guimet
"Voyages d'hiver - Regards sur les collections" au MuMa Le Havre
"Paris Romantique 1815-1848" au Petit Palais
"Léonard de Vinci" au Musée du Louvre
"Bacon en toutes lettres" au Centre Pompidou
"Esprit es-tu là ? Les peintres et les voix de l'au-delà" au Musée Maillol

Cinéma :

at home :
"Plein Sud" de Sébastien Lifshitz
"La mécanique de l'ombre" de Thomas Kruithof
"Un chat un chat" de Sophie Fillières
"Dieu seul me voit" de Bruno Podalydès
"Au loin s'en vont les nuages" d'Aki Kaurismaki
"The Swann" de Asa Helga Hjörleifsdóttir

Lecture avec :

"Créatures" de Crissy Van Meter
"La traversée" de Pajtim Statovci
"Le rêve de l'assimilation : de la Grèce antique à nos jours" de Raphael Doan
"Les enfants de la clarée" de Raphael Krafft
"Solitudes" de Niko Tackian
"Une gifle" de Marie Simon
et toujours :
"Belladone" de Hervé Bougel
"Le chant du perroquet" de Charline Malaval
"Les grandes occasions" de Alexandra Matine
"Nos corps étrangers" de Carine Joaquim

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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