Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
  recherche
recherche
Activer le mode recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce La passagère du France
Bernadette Pécassou-Camebrac  (Editions Flammarion)  octobre 2009

De nombreux livres commencent par un avertissement en guise de liminaire. En l'occurrence, il en sera fait usage pour la présente chronique relative à "La passagère du France", le dernier roman en date de Bernadette Pécassou-Camebrac, avec - au diable l'avarice, soyons fous - pas moins de 4 recommandations adressées tant aux lecteurs de ladite chronique qu'aux lecteurs potentiels dudit roman afin de les dispenser de toute perte de temps inutile.

1- Ne pas se fier au bandeau rouge qui habille le livre avec une annonce emphatique, "Et le France entra dans la légende", qui peut laisser accroire qu'il s'agit d'un roman sur l'histoire du mythique paquebot.

Car de celui-ci on ne saura pas grand chose de plus que ce qui reste dans l'inconscient collectif (un magnifique transatlantique fleuron de la technologie des années 60 et de symbole de l'art de vivre à la française sur lequel "les femmes élégantes en robe du soir fumaient de longues cigarettes devant des hommes en smoking qui leur souriaient") dès lors qu'il ne sert que de toile de fond édulcorée au roman.

2- Lire impérativement la quatrième de couverture qui, si elle dévoile l'intrigue principale, présente l'avantage de cibler le registre dans lequel oeuvre le roman.

3- Ne pas lire cette chronique si vous êtes amateurs de romances à l'eau de rose car elle déflore en partie la trame du roman mais lire cette chronique si vous n'aimez pas les romances à l'eau de rose afin de ne pas mourir idiot, ou du moins parler sans savoir, et vous conforter dans votre préférence pour Virginie Despentes.

4- Corollaire partiel du précédent, lire impérativement ce livre si vous êtes amateurs de romances et que vous partagez le credo de l'auteur ("La vie c'est aimer. Seul l'amour soulève les montagnes. L'amour, ça sauve de tout") qu'elle révèle à la dernière page.

En l'espèce, "La passagère du France" ressortit du roman sentimental dont l'auteur, qui l'assume totalement, s'inscrit dans la lignée des Delly, Max du Veuzit, Barbara Cartland, Daniele Steel et autres consoeurs même si ses oeuvres n'atteignent pas encore les tirages impressionnants des best sellers de ses consoeurs.

L'héroine de "La passagère du France", roman dédicacé "à tous ceux des chantiers (navals), à tous les marins et les capitaines, à toutes celles qui les ont aimé", est une brave jeune fille de français moyens, un brin idéaliste, pour qui la femme idéale est la comédienne Anouk Aimée telle qu'elle apparaît dans le film "La dolce vita", qui se trouve invitée, en sa qualité de journaliste, à participer à la croisière inaugurale du France.

Un voyage qui, au terme d'événements à la fois inexorablement prévisibles et totalement rocambolesques, est placé non sous le signe du luxe et du calme, mais d'un suspense haletant, initié par ce diablotin de Cupidon, à savoir si la jeune héroïne arrivera, sur un paquebot aussi grand, à retrouver le bel officier ténébreux rencontré dès les premières heures de la traversée et qui est l'homme qui scellera son destin tout en volant au secours, avec l'intervention de Jackie Kennedy, de deux mécaniciens injustement menacés de licenciement pour avoir involontairement effrayé un passager épileptique qui a failli en mourir.

Que les âmes sensibles et émotives se rassurent : après plusieurs chassés-croisés, les deux héros finiront par passer la nuit sous la flamme d"or du petit salon où ils s'étaient rencontrés pour la première fois et "ils crurent en mourir de bonheur".

 

MM         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

Pas d'autres articles sur le même sujet


# 14 mars 2010 : blanket me sweet nurse

Ces premiers mots issus de la chanson "Saint Mary" de Sparklehorse viennent saluer celui qui avait survécu à un précédent suicide et qui avait dédié cette chanson à ses sauveurs. Cette fois ci, Mark Linkous n'écrira plus les chansons qui nous ont tant touché et ému. Paix à son âme maintenant qu'il va pouvoir jouer avec son ami Vic Chesnutt, lui aussi trop tôt disparu il y a peu. Hommage aussi à Jean Ferrat, père incontesté d'une certaine chanson française, poétique et militante qui vient de nous quitter, à 79 ans après une carrière exemplaire et intergénérationnelle.

The show must go on... alors voici le programme de la semaine :

Côté musique :

"Vexations" de Get Well Soon,
"The Law of Large Numbers" de Emma Pollock,
"Heart of my Own" de Basia Bulat,
"Youth" de Kissy Sell Out,
"Turn Ons" de The Hotrats, Gaz Coombes et Danny Goffey aka Supergrass nous ont à cette occasion accordé une interview,
le premier album de The Unwinding Hours,
"Hidden" de These New Puritans,
Efterklang en interview à l'occasion de la récente sortie de "Magic Chairs",
Bertrand Louis également en interview pour présenter "Le Centre Commercial", son nouvel album, le tout accompagné de 2 titres en Froggy's Session,
Interview également pour Mell qui a aussi fait sa Froggy's Session avec 4 titres dont une reprise de Hank Williams...
Froggy's Session également pour Turner Cody, qui se frotte quant à lui à Leonard Cohen.
Du live avec :
JP Nataf et Silvain Vanot au Grand Mix de Tourcoing,
TV Glory et Pony Pony Run Run à l'Aéronef de Lille,
Et enfin le Fil Eclectique #5 en direct du Fil de Saint-Etienne et en podcast sur Froggy's Delight, pour un tour de l'actualité culturelle ligérienne et plus généralement musicale, émission toujours aussi drôle et intéressante !

Au théâtre :

"Hobb story" au Théâtre Le Tarmac de La Villette
"RER" au Théâtre de la Tempête
"Stabat Mater " au Théâtre Le Lucernaire
"Le grenier " au Théâtre du Rond Point
"Elias Leister a disparu" au Théâtre 13
"Ode maritime " au Théâtre de la Ville
"La première gorgée de bière" au Théâtre du Rond Point"
la Master Classe de mars 2010 de Jean-Laurent Cochet
et une reprise à ne pas rater :
"Attila, reine des Belges" au Théâtre Le Lucernaire

Lecture avec :

"Hors d'atteinte" de Karin Slaughter
"Soins définitifs " de Karin Wahlter

Exposition avec :

"Patrick Jouin - La substance du design" au Centre Pompidou

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

 

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=